Ce qu'il faut retenir. Avec l'IA, l'évaluation écrite perd en fiabilité : c'est l'oral qui reprend le dessus. Trois formats testables dès la semaine prochaine, sans matériel, avec un barème court.
Le barème, d'abord — trois critères, pas plus. Justesse de la réponse, justification (« pourquoi ce choix ? »), vocabulaire précis. Le même pour tous, coché en trois cases pendant l'oral, pas d'appréciation rédigée le soir même.
Format 1 — la sortie de cours. Sur les 5 dernières minutes, trois élèves tirés au sort répondent à une question chacun. Tu n'interromps pas le cours, tu échantillonnes.
Format 2 — le binôme qui explique. 3 minutes : A explique sa démarche à B, puis B à A, sur des sujets différents. Tu circules avec les trois cases. Pas de flou possible : soit l'élève explique avec ses mots, soit il ne maîtrise pas.
Format 3 — le micro-trottoir enregistré. Sur smartphone, 90 secondes par élève pour répondre à une question préparée. Utile quand l'oral devant la classe bloque certains élèves : la trace permet de réécouter et de comparer dans un trimestre.
Le prompt pour préparer tes questions
Voici mon objectif d'apprentissage : [verbe observable + condition] et le sujet du devoir : [sujet]. Propose 6 questions d'interrogation orale de 2 minutes : 2 de compréhension, 2 de justification, 2 de transfert sur une situation nouvelle. Une ligne par question : ce que la réponse révèle.
Deux pièges
L'oral punitif. Interroger pour piéger produit du silence, pas de l'information sur la maîtrise. Les questions de justification (« pourquoi ? ») valent trois fois les questions de vérification.
Le biais de fluence. Un élève à l'aise masquera une compréhension fragile ; un timide masquera sa maîtrise. D'où le critère « justification » : c'est lui qui note la pensée, pas l'aisance — et c'est pour ça que le micro-trottoir existe.

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